Interview exclusive: Brahim Iddouch, le dompteur des vagues.

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Brahim Iddouch est né à Agadir, face l’océan atlantique. La région d’Agadir est réputée pour ses plages et ses vagues. Taghazout à quelques kilomètres de là est même devenue la capitale du surf au Maroc. Une discipline proche du surf, s’appelle le ‘bodyboard’. Inventé par le californien ‘Tim Morey‘, le bodyboard se pratique sur une planche d’environ 1 mètre,  le plus souvent utilisée en position allongée (position appelée prone).

Au Maroc, la star dans ce domaine est Brahim Iddouch. Il participe à sa première compétition nationale en 2004, à l’âge de 20 ans, où il est classé 8ème. En 2008, il participe à sa première compétition européenne qui était organisée au Maroc, et l’année suivante en France. 2009, c’est aussi l’année où il participe au championnat du monde du bodyboard en Espagne. Sa carrière au niveau international commence alors véritablement.

En 2011, avec l’aide de la Fédération Royale Marocaine de Surf et Bodyboard et de ses sponsors Sprite et Rip Curl, qui ont financés et organisés ses voyages et se sont occupés de toute la logistique nécessaire, il a pu se rendre et participer à des compétitions internationales d’envergure à Hawaï, ou encore au Chili où il a remporté les trials en 2012 du Arica Chilean Challenge. C’est à ce moment là que Brahim reçoit un sponsor de la part de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Nassaraho Lah. Sa carrière professionnelle de bodyboardeur commence alors, Brahim se classe  dans le top 24 mondial.

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A quel âge as-tu commencé à surfer?

J’ai commencé à surfer à l’âge de 17 ans alors que la majorité des professionnels ont débuté le surf dès leur bas âge. Ce qui m’a le plus aidé c’était ma vocation sportive car je pratiquais le football. J’étais également un grand amateur d’acrobatie sur la plage.

Quelles sont les qualités essentielles pour devenir un bon surfeur?

Pour être un surfeur il faut tout d’abord aimer l’eau et se sentir bien une fois dedans parce que le déclic arrive pendant la première fois. Pour arriver au niveau d’un bon surfeur, une activité régulière nous permet forcément de nous améliorer quelqu’un qui surf quotidiennement va progresser plus rapidement qu’un pratiquant en week-end.  En deuxième lieu, je citerai le régime alimentaire car tout ce que nous mangeant a une influence sur notre corps. Une bonne hygiène alimentaire aide énormément à garder son corps au plus haut niveau de compétences. Finalement, il y a le renforcement physique à ne pas négliger quand on souhaite passer d’un free surfeur (qui considère cette activité comme un hobbies) à un athlète professionnel.

Est ce que le Maroc est un pays qui soutient les sportifs ? Pourquoi?

Les sportifs au Maroc manquent d’encadrement, il est vrai qu’on voit de plus en plus d’événements sportifs et de cérémonie de reward mais je fais référence essentiellement à l’encadrement des jeunes à travers des programmes sports/Etudes. Ce que je Remarque et d’après mon expérience, seuls les athlètes ayant vécu à l’international arrivent à concurrencer la scène mondiale et très rares sont ceux qui jouent pour le Maroc. Outre cette possibilité, une grande majorité se voit obliger de quitter l’école afin de persévérer et c’était mon cas une fois à l’Université. Malheureusement au Maroc, le foot reste le sport privilégié et malgré tous les efforts, il donne rarement lieu à des profils internationaux.

De plus en plus de femmes à la l’image de Maha Hadioui ou Hasnaa Badou sont des sportives de haut niveau, comment perçois tu ce changement dans le sport de haut niveau au Maroc ?

Oui en effet il y a plusieurs sportives qui font un joli parcours comme Hasnaa la capoeira woman mais elle ne représente pas le Maroc et je trouve ça dommage et Maha qui a pu participer aux jeux olympiques. Cette année on vient d’intégrer le surf au niveau des jeux olympiques ça a permis de motiver plusieurs athlètes, ce qui est génial La semaine dernière il y a eu l’eurosurf Junior Durant lequel le Maroc a décroché la 3ème place derrière le Portugal et l’Espagne. Et où la jeune marocaine Ghita Guemmi tout juste 16 ans s’est classée 3ème au podium Bodyboard filles. Il y a tellement de surfeuses et de bodyboardeuses de nos jours. Avant on ne voyait qu’une seule au peak contre une bonne cinquantaine de garçon, Aujourd’hui, on en voit de plus en plus et elles sont toutes aussi motivées les unes que les autres mais qui restent négligées. Le problème principal étant le manque de coaching en plus de l’aide financière et médiatique qu’elles doivent en bénéficier.

Ton meilleur souvenir de compétition ?

Mon meilleur souvenir était cette année lors de l’étape mondiale du circuit professionnel de Bodyboard à Tahiti. C’était la première fois où je surfais la vague du Teahupoo l’une des vagues les mieux classées et les plus massives au monde. Lors de mon heat, j’ai risqué une manœuvre dans un endroit très critique où personne n’avait tenté avant moi car le fond rocheux était de 50cm à peine, j’ai pu réaliser un INVERT aérien qui m’a permis de décrocher le trophée de LA PLUS GRANDE MANOEUVRE DE L’ANNEE 2016 lors de la cérémonie du circuit APB.

Merci Brahim

 Imam El Baz pour Motion Street TV

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